LA FILATURE

Les paquets de laine vont partir à la filature, et là, tâtés, soupesés, palpés, étalés, triés et finalement donnés en pâture aux machines sous le regard de Jules. Un peu le même que le regard du berger finalement, toujours prêt à intervenir si quelque chose ne va pas. La turbine, le bain de lavage, le séchage au grand air, les cardes qui inlassablement tirent, peignent, lissent, allongent, ordonnent les fibres scin­til­lantes, et le fil qui finalement s’embobine, fruit d’un très gros miracle mécanique. Il y a la suite, que je n’ai jamais vue. J’imagine le métier à tisser, la pièce de tissu… 40, 50 m… c’est immense pour moi. Pour les grandes filatures modernes c’est insignifiant.

LE FOULON ET LA COUTURIÈRE

Le foulon : opération consistant à faire aller et venir dans l’eau le tissu entre les rouleaux en bois qui le compriment, le mâchent, le tassent, le compliquent, l’emmêlent et le transforment en… « drap », un hybride de tissu et de feutre. Une merveille venue des temps anciens pour faire la cape du berger, le caban de marin, la capote de fantassin… Un tissu extraordinairement chaud, solide, imperméable, qu’on va finalement apporter à l’atelier de couture où l’on va couper, assembler et coudre le gilet. Il y a aussi le tricot, avec le même fil de laine que le tissu pour faire les pulls, les chaussettes, etc. Et plus humblement, quelques toisons qui restent à la maison pour être lavées et cardées à la main pour remplir les coussins de méditation et les édredons cousus par Annick.

NOS PARTENAIRES DANS LE TARN ET L'AVEYRON

- Filature Garrot
- Chausettes Chabert
- 3H Trading
- Romiguier Artisanat
- Tissage du Passe-Trame